Aprs Paris-Deauville comme autrefois

Aprs  Paris-Deauville comme autrefois 

QUELQUES-UNS DES ENSEIGNEMENTS DE LEPREUVE

Source : Le Sport Universel Illustr

N 130, 25 aot 1928, p 554-555

Il ne nous appartient pas, certes, de raconter au jour le jour les diffrentes pripties de loriginale comptition qui a suscit un vif intrt dans tous les milieux hippiques ; ce serait l bien plutt le rle et surtout le droit de lun des hommes de cheval consomms qui ont men bien lexcution du difficile programme qui leur tait propos.

Laissons donc un excutant, sil en est un qui le dsire, le soin de rapporter par le menu le journal de route de lpreuve avec tous ses instructifs incidents. Nous nous contenterons, pour notre part, de tirer des faits gnraux, des rsultats acquis, les enseignements en quelque sorte centraliss, les conclusions, si lon veut, quune tude impartiale nous permet ds maintenant de dduire de la conduite gnrale de lpreuve.

Indiscutablement, Paris-Deauville comme autrefois, tentative de rnovation du tourisme hippique avec la plupart de ses ressources, a rencontr un accueil des plus sympathiques de la part de tous ceux qui, personnalits hippiques ou simples spectateurs, en ont eu connaissance de prs ou de loin ; cependant, quelques critiques, trs bienvenues dailleurs, se sont fait jour, facilitant par la discussion lclosion de la lumire. Il doit rsulter de ce qui a t dit cette occasion quelques leons des plus fructueuses, qui connatront ainsi un succs plus brillant encore que celui qui a rcompens les excutants et les organisateurs de la randonne dont nous parlons.

Tout dabord, quelques personnes se sont tonnes du petit nombre relatif des dparts dans chaque catgorie. Il est facile de rpondre ici que des difficults dordre matriel ayant empch le Comit organisateur de faire connatre les conditions de lpreuve aussi tt quil tait dsireux de le faire, le temps a manqu bien des concurrents ventuels pour prparer leurs chevaux ; lpreuve sans tre dure, comportait certaines conditions assez svres, et nul ne se soucie de jeter sur la route au pied lev un bon cheval insuffisamment prpar. Pour un cheval sans entranement pralable, on peut estimer quun minimum de trois mois est ncessaire pour tre prt affronter victorieusement certaines tapes forces accomplir dans un temps donn.

Il ny a donc pas lieu de stonner que peu de chevaux aient t en tat de prendre le dpart, car seuls ont pu le faire raisonnablement ceux qui se trouvaient dj en travail au moment o leurs propritaires ont eu connaissance des conditions de lpreuve, et cela est vrai autant pour les chevaux dj bien connus de leurs cavaliers, tels que Urne, que M.G. de Vienne a conduite au plus prs de la victoire, ou Rigolo, pilot par M. Paul Plisson et Whist, mont depuis par M. G. Olivier, que pour des chevaux comme Une Ide, dont le capitaine Branca a su tirer si nergiquement le meilleur parti, ou Quilda, remarquablement mene par Mme Mary Fraud, achets tous deux pour la circonstance en toute connaissance de cause quant leurs moyens et leur tat de travail et dentranement du moment.

Rptons-le : un cheval qui naurait pas t dj prt naurait pu se maintenir jusqu la fin des tapes imposes.

Il y a donc le plus grand intrt pour tous ceux qui organisent de semblables comptitions ou qui y prennent part, connatre les conditions imposes trois mois lavance au minimum, afin que la mise en condition des chevaux et leur entranement puissent tre poursuivis pendant ce laps de temps au moins.

Des difficults dun tout autre ordre peuvent dailleurs se prsenter, mais celles-l en cours de route ; ce sont celles qui rsultent de litinraire adopt. Il est absolument comprhensible, il est normal mme, que le concurrent fatigu dune longue marche, quil a peut-tre allonge encore de quelques kilomtres par suite dune erreur de parcours, ne soit pas toujours dune humeur charmante en mettant pied terre au contrle dtape, et se trouve au contraire dispos rejeter sur le rglement la responsabilit dune faute qui lui incombe, lui concurrent, il faut bien le dire.

Ltude de cette pineuse partie de la prparation, et de ses rsultats, parat au premier abord assez complexe ; elle est cependant bien simplifie, si on considre le fait suivant : certains concurrents ne se plaignent jamais, ne se trompent jamais de chemin, et arrivent toujours dans les dlais imposs. Comment font-ils ? Ils organisent tout simplement leur route lavance sur les donnes du rglement ; mais quel soin et quelle ingniosit parfois, il faut comme on dit vulgairement, le voir pour le croire. Et cest prcisment parce quil nous a t donn de la voir que nous rapportons ici la faon intelligente et soigneuse dont M. Albert Roper, par exemple, avait prpar, avant de mettre le pied ltrier, un vritable petit chef duvre demploi du temps combin avec lemploi de la carte. Evidemment, ce sympathique concurrent avait d se livrer un travail prparatoire assez long et assez minutieux pendant les soires qui prcdaient le dpart ; mais une fois parti quelle tranquillit, quelle sret dans les choix des routes ! De tel point tel point, de telle heure telle heure, au pas : de telle heure telle heure au trot ; et cest ainsi que lon arrive exactement dans les dlais, que lon nest jamais pnalis par consquent, que lon ne fait pas un kilomtre en plus du trajet impos, et quon met pied terre larrive avec un cheval frais. Du reste, tous ceux des excutants qui avaient ainsi procd de prs ou de loin se sont classs en tte du palmars. On ne peut donc sempcher de comparer cette judicieuse faon de procder celle des concurrents moins sages qui se sont lancs sur la route presque au hasard, certains dentre eux (il faut bien le dire) mme sans carte. On entrevoit dici les erreurs possibles ! Fort heureusement, lentrain et les rares qualits dendurance de ces sympathiques aventuriers ont aisment triomph des trs rares petits mouvements de mauvaise humeur que pouvaient faire natre les erreurs quil tait impossible de ne pas commettre dans ces conditions, avec leurs consquences fatales, allongements des tapes et pnalisations pour retard.

Il est bien vident que la perfection consisterait jalonner les routes suivre aussi compltement quelles le sont habituellement pour les grades preuves cyclistes, par exemple, mais cette manire minemment pratique entranerait des frais prohibitifs.

On doit donc sen tenir ladoption par le Comit dun itinraire jalonn par des contrles fixes o des feuilles dmargement permettent de constater le passage des concurrents.

Cet itinraire est ainsi rendu obligatoire, ce qui est, notre avis, indispensable. De diffrences de parcours peuvent amener des rclamations, qui, justifies ou non, nen sont pas moins des causes bien inutiles de frictions entre les concurrents et les commissaires de lpreuve.

Quil nous soit permis de ne pas nous en tenir un plan trop rigide, et de passer dune ide lautre mesure quelles se prsentent notre esprit.

Il y a un ct de la question qui doit intresser au premier chef lhomme de cheval pratiquant. Quelles remarques ont pu tre faites sur la manire de seller ou de brider lanimal qui doit prendre part une preuve dendurance ? Comment doit sy prendre le cavalier soucieux de ne pas rendre indisponible le fidle compagnon qui doit le mener au triomphe, ou tout au moins lhonneur ?

A notre avis, la selle doit tre grande, large et confortable, pour le cheval dabord, pour le cavalier ensuite. Elle doit tre ajuste, cest dire qu elle doit appliquer parfaitement sur le dos, laissant lpine dorsale et au garrot surtout, une parfaite libert : cette libert doit tre plus respecte encore si le cavalier tient seller avec une couverture, un tapis, ou tout autre mode de protection du dos. Dailleurs, la selle panneaux de cuir reposant directement sur le dos est ce quil y a de mieux.

Cependant, les feutres tels que ceux qui sont rglementairement en usage dans les rgiments de spahis, les peaux de chevreuil avec leur poil sont une trs bonne protection contre les dos sensibles, et sont conseiller plutt que les couvertures qui durcissent trs vite et blessent au lieu de protger. Une bonne et grande selle anglaise, une selle darmes dofficier, sont ce quil ya de mieux pour la route, condition dtre ajustes et de comporter le moins possible de supplments, la plupart du temps inutiles, comme les colliers de chasse, les martingales, etc.

Nous ninsisterons pas ici sur le confort du cavalier dans sa selle ; nous admettrons une fois pour toutes quun cavalier nergique et dsireux de russir, sil attache la plus grande importance la moindre excoriation de son cheval, nen attachera aucune lcorchure de son propre sant, ft-il emport par los. Dailleurs, il nest pas besoin de chercher longtemps pour le prouver, et M. Guy Ollivier, le cavalier bien connu par ses nombreux succs en concours, a fait deux des plus grosses tapes souffrant dun coup de pied de son cheval Whist, qui aurait arrt bien dautres concurrents.

Quant la bride, elle doit laisser au cheval la plus grande libert, et le mieux serait certainement de n'en pas avoir.

Puisqu il en faut une, disons que le plus simple filet le plus gros et le plus doux possible, est seul tolrable en pareille circonstance. Les chevaux militaires portent la bride complte, cest vrai, mais ce sont des combattants quil faut pouvoir manier aisment en toutes circonstances. Ce nest pas le cas dans une preuve comme celle dont nous parlons, o le cheval doit tre toujours tre allong, marcher prs de terre, et tre cadenc dans ses allures au point de marcher sans presque sen apercevoir.

Voil bien des conseils, pourra-t-on dire ; quon nous permette de rpondre que ce ne sont l que des constatations, dont chacun pourra-t-on dire ; quon nous permette de rpondre que ce ne sont l que des constatations, dont chacun pourra tirer les conclusions quil voudra.

Nous esprons pouvoir, dans un prochain article, parler de quelques dtails de route qui amnent, eux aussi, des conclusions pratiques

(A suivre) Penn-Baz

 

 

Aprs  Paris-Deauville comme autrefois 

QUELQUES-UNS DES ENSEIGNEMENTS DE LEPREUVE

Source : Le Sport Universel Illustr

N 1331, 1er aot 1928

Un autre point (et cest une regrettable constatation), cest quil y a actuellement en France trs peu de routes qui soient vritablement propres la circulation cheval e au tourisme hippomobile sous quelque forme que ce soit. Cette constatation rsulte dune tude approfondie des routes qui ont t suivies par les concurrents de Paris-Deauville.

Les grandes routes sont, certains jours surtout, encombres dautomobiles qui gnent le cavalier et sont gnes par lui. Dautre part, elles sont dures au pied et aux tendons des chevaux, et deviennent en cas de pluie glissantes et dangereuses. Les routes moins importantes, les routes dites ferres, sont en gnral moins frquentes. Mais nous en avons vu que la scheresse exceptionnelle avait dgrades et ravines tel point que les chevaux marchaient dans un vritable gravier anguleux et coupant, parfaitement susceptible de meurtrir la longue les fourchettes lappui et mme les talons et duser les fers dans de notables proportions.

Ceci nous amne tout naturellement parler dun des inconvnients les plus graves des preuves comportant de longues tapes : la ferrure en route.

Il nexiste lheure actuelle aucune solution ce problme dlicat entre tous. Les exemples dindisponibilit fourmillent littralement.

Chacun se souvient de laccident fcheux qui priva Mme Mary Fraud, promotrice de lpreuve Paris-Cannes, du succs quelle tait en droit descompter. Son cheval Stuart ayant eu besoin dtre ferr en route, Mme Mary Fraud se vit oblige davoir recours un marchal de village ; Celui-ci, probablement dsireux de montrer son habilet en faisant de jolis pieds, para si court quil pratiqua un vritable amincissement. On juge des consquences dun pareil traitement pour un cheval qui continue la route : les contusions, la boiterie et lindisponibilit de longue dure ne se firent pas attendre.

Il y a donc lieu de se mfier extrmement des marchaux ignorants, comme il sen trouve beaucoup trop dans les villages carts.

Et pourtant, un cheval qui a march pendant deux cent kilomtres peut avoir des fers si minces quil est ncessaire de les remplacer durgence. Comment faire ? Nexisterait-il aucun moyen de remplacer le fer us sans risquer accident ? Evidemment, il y en a un, mais qui est loin dtre la porte de tous : il sagit de ferrer froid, mais dans les mmes trous, laide de fers ajusts lavance. Certains cavaliers sont capables de le faire eux-mmes : mais combien sont-ils ? Combien y a til aujourdhui de cavaliers parfaits hommes de cheval dautre part, qui soient srs de pouvoir brocher un clou convenablement ?

Il faut donc, de gr ou de force, sen rapporter la science prcaire du marchal de rencontre, heureux encore si lon se sent capable de le diriger dans son travail. Cest alors quil conviendrait davoir avec soi la ferrure ajuste dont nous parlons plus haut, et quil faudrait faire placer sans quil soit enlev un millimtre de corne.

Une solution a t propose, qui ne nous parat pas appele, si elle est mise en pratique, u grand succs : cest de faire suivre les concurrents par un bon marchal, muni du matriel ncessaire.

Notons dabord que cest le procd employ dans la cavalerie, o tout le monde fait tape ensemble, en rglant lallure sur celle des moins bons des chevaux ; linconvnient de la mthode, excellente pour une troupe, apparat aussitt dans une preuve dendurance, o les concurrents rglent lallure comme il leur plat, o les itinraires peuvent tre diffrents pour les cavaliers et pour les attelages : le marchal ne serait jamais que par hasard lendroit o lon aurait besoin de lui. Il nest pas utile de se livrer de longs commentaires pour faire comprendre le dfaut du systme.

Nous ne dirons plus rien des temps imposs pour laccomplissement des tapes. Nous avons parl, dans un prcdent article, des raisons pour lesquelles certains concurrents avaient d tre pnaliss, raisons qui nont rien voir avec les allures fixes.

La dernire tape, seule, comportait une allure qui pouvait sembler assez rapide ; la premire partie de cette tape consistait en effet, en un trajet de plus de 30 kilomtres une allure impose de 14 kilomtres lheure. ce chiffre avait paru excessif certains esprits timors : ; mais le succs, qui compte seul, donna raison la thse des organisateurs, puisque tous les concurrents classs ont accompli le trajet en moins de temps quil ntait prvu ; certains dentre eux avaient une avance dune demi-heure sur lhoraire, et leurs chevaux taient assez frais pour faire ensuite un parcours allure libre de 14 kilomtres en terrain vari, au galop de bout en bout.

Nous avons, depuis le dbut de cette tude, assez longuement parl de conditions dans lesquelles la seule catgorie des chevaux monts a accompli lpreuve ; ceci ne veut as dire quelle tait la seule intressante ; il faut remarquer, au contraire, que les attelages un cheval ont fait le parcours avec une tonnante facilit.

Le choix et le poids des voitures cheval nayant pas t rglement, chaque concurrent se trouvait libre dadopter le modle dattelage qui lui convenait le mieux, lexclusion du sulky proprement dit . Aussi, les concurrents se sont, en gnral, appliqus natteler que des voitures trs lgres. Tous les chevaux sans exception se sont remarquablement comports, et se sont prsents trs frais au dpart du parcours allure libre.

Ce parcours, qui comprenait environ 32 kilomtres, a t effectu par les deux premiers, M. Henri Lepetit et Mme Mary Fraud, une allure moyenne voisine de 24 kilomtres lheure.

On ne peut sempcher ici dinsister sur cette moyenne tout fait remarquable, qui suffirait elle seule prouver les progrs accomplis par notre levage de demi-sang. A larrive, les chevaux taient dans un parfait tat.

Il faut donc signaler surtout la facilit avec laquelle le train a t soutenu par limportant cheval Vaillant, M. Henri Lepetit, vainqueur de lpreuve, et par la jument Quilda, Mme Mary Fraud, classe seconde ; cette dernire est dun petit modle dcelant un sang et une espce qui avaient pu faire craindre certains amateurs un excs du cur sur les jambes, dont le rsultats et t une gnrosit ruineuse pour lconomie gnrale : on a vu quil nen fut rien.

Les deux juments engages par M ; Jean Verdier-Dufour ont fait preuve dune remarquable rgularit dallures. Il est intressant dattirer lattention sur sa vieille jument bai fonc, La Perrette, qui, ne payant pas de mine et peu faite pour les passages de vitesse semble avoir un cur et des membres prts accomplir facilement des performances de longue dure.

Il faut savoir se limiter, et malgr tout le dsir que nous aurions de nous tendre sur les dtails de la comptition, il nous est impossible de le faire.

Pour la bonne bouche, si on veut bien nous passer la banalit de cette expression, nous avons lintention de dire quelques mots, trop rapides notre gr, dune catgorie de concurrents dont la prsentation a t sans contredit le clou de lpreuve Paris-Deauville : nous voulons parler des attelages quatre chevaux.

Toujours pour la mme raison : trop courte dure de la prparation trois propritaires seulement ont pu prendre le dpart.

Disons le tout de suite, tous les trois ont men bien leur audacieuse tentative. A cela, nous voyons raisons principales : la qualit exceptionnelle des chevaux engags, et au mme degr, la science consomme et la prudence, digne des plus grands loges, des propritaires qui ont tenu mener eux-mmes leurs attelages dans les conditions de temprature les plus dfavorables.

Il faut donc louer bien haut MM. Boutheroue, Boutfol et Howlett davoir surmont toutes les difficults de la route, davoir tir de leurs attelages le parti quils en ont obtenu aux yeux de tous, et davoir rsist aussi sportivement la fatigue de la conduite  four in hand  pendant les tapes de longue dure.

Nous nous permettons de faire passer ici ces qualits sportives avant llgance classique qui fut tant admire Deauville, aprs lavoir t tout le long de la route.

Chacun, sil en a les moyens, peut acqurir de beaux et bons chevaux et des quipages brillants ; mais ce qui ne sacquiert pas, cest la faon intelligente et scientifique datteler et de mener suivant une tradition qui, nous lavons vu cette occasion, nest heureusement pas perdue en France.

Quant aux chevaux, ils ont si allgrement support les dures tapes imposes, que M. Howlett est revenu de Paris par la route, aprs un jour ou deux de repos seulement, et que M. Bouthroue, ayant conserv son attelage en villgiature, continuait, il y a quelques jours encore l'admiration des plages normandes.

Signalons pour terminer un simple fait anecdotique, afin de faire mieux ressortir la comptence des hommes de cheval dont nous parlons.

Un des chevaux de M. Howlette, grand anglo-arabe gris, se mit au cours dune tape, boiter, sans cause apparente. Au prochain village, le marchal fut mand, et aprs voir dferr sans dcouvrir le sige de la boiterie, dclara que le cheval nirait mme pas ltape.

M. Howlett ne rpondit rien, et fit lui-mme un pansement au membre souffrant ; le cheval fit ltape, et le lendemain il tait parfaitement droit et entrait Deauville, partageant la place de premier avec ses trois camarades curie. Mfions-nous de la science des marchaux de fortune.

Il importe cependant, pour tre juste, de rappeler que la dernire tape avant ltape allure libre dut tre ddouble pour les attelages quatre tant la chaleur tait accablante.

Il nen est pas moins vrai (et ce sera la conclusion de cette tude dj trop longue et qui aurait pu ltre bien davantage) que le rel succs de lpreuve hippique  Paris-Deauville comme autrefois  prouve la faveur dont le sport hippique jouit encore en France, malgr le dveloppement de lautomobile qui rpond dautres besoins ; le tourisme hippomobile sportif et hyginique au suprme degr, ne pourra que saccrotre encore, sous limpulsion et avec laide de personnalits comme celles que nous citons ici, et contribuera puissamment au dveloppement et lessor dune des plus nationales des industries franaises, lindustrie de llevage du cheval de selle ou de trait lger.

Penn-Baz

 

Photos :

Page 492

Un dpart de la Porte-Dauphine
Sur la route du bord de leau : Mme Yvonne Leber, Mlle et M. Thuau
Le mail de M. Boutfol passe devant le chteau de Versailles
Le mail de M. Boutheroue
Au pont de Saint-Cloud
Mme Mary fraud et M. Jean Verdier-Dufour
M. Grard de Vienne et sa jument Urne

Page 515

Le mail de M. Howlett quitte Conches
M. J. Verdier-Dufour dans ltape Lisieux-Touques
Le mail de M. Boutheroue vient de traverser La Ferrire-sur-Risle
M. A. Roper sur Honey
M. Guy Olivier sur Whist
Mme Y. Leber sur Bijou

Page 554

Le capitaine Branca montant Une Ide, gagnante de la catgorie des chevaux monts
Quilda, mene par Mme Mary Fraud
M. Guy de Bruchard, montant Jim
M. de Canolle, montant Wake Up

Page 555

M. Henri Lepetit, drivant Vaillant, gagnant de la catgorie des chevaux attels seuls
Le break de M. Boutfol arrive au contrle de Lisieux

Page 566

M. Paul Plisson, montant Rigolo
La Perette, mene par M.Jean Verdier
Quimporte la duret de ltape qui se fait dans un tel site
La lecture de la carte
au prochain village, le marchal fut mand






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