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Le raid paris - La Baule, reportage illustré

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Les Raids Hippiques

La Confédération hippique française a organisé, comme l'an dernier, un raid militaire de Paris à La Baule.

Cette épreuve était ouverte aux officiers de l'armée active de toutes nationalités, montant des chevaux militaires ou civils, et aux officiers de complément, montant des chevaux civils.

Les chevaux devaient être âgés de sept ans au moins, et de quinze ans au plus, exception faite pour les chevaux de pur sang, admis à partir de six ans.

La distance à parcourir était de 571 kilomètres environ, partagée en sept étapes :

  • 1° Paris Rambouillet : 56 kilomètres, à la vitesse de 8 kilomètres à l'heure
  • 2° Rambouillet Châteaudun: 78 kilomètres. Vitesse: 9 kilomètres
  • 3° Châteaudun Blois: 79 kilomètres. Vitesse: 9 kilomètres
  • 4° Blois Chinon: 10 kilomètres. Vitesse: 9 kilomètres
  • 5° Chinon Angers: 85 kilomètres. Vitesse : 9 kilomètres
  • 6° Angers Nantes: 86 kilomètres. Vitesse : 10 kilomètres
  • 7° Nantes-La Baule: ,74 kilomètres. Vitesse : 10 kilomètres

Le classement a été établi par addition des temps des parcours à allure libre et diminution des pénalisations pour retard ou mauvais état des chevaux.


De gauche à droite : commandant Bourcier,
général de Montmarin, marquis de Nieuil.


L’arrivée à La Baule


Le sous-lieutenant de Castries,
gagnant du RAID PARIS - LA BAULE.

Entre Saumur et Angers, comme entre Escoublac et La Baule, un parcours de 10 kilomètres et de 9 kilomètres était franchi à allure libre.

Sur les 45 officiers engagés, 22 seulement ont pris le départ, et 17 sont arrivés à La Baule.

Un concurrent avait été arrêté en raison d'un deuil de famille. Les autres ont abandonné pour des motifs divers.

Après l'examen des chevaux, le Lendemain de l'arrivée, le classement a été arrêté comme suit:

  • 1er Sous-lieutenant de Castries.
  • 2e Lieutenant Parent.
  • 3e Capitaine de Chezelles.
  • 4e Lieutenant Delpeyrou.
  • 5e Capitaine Tré-Hardy.
  • 6e Sous-lieutenant de Masin.
  • 7e Lieutenant Simon.
  • 8e Capitaine Roper.
  • 9e Capitaine Barat.
  • 10e Lieutenant Boré.
  • 11e Lieutenant de Saint Quentin.
  • 12e Sous-lieutenant Mellerio.
  • 13e Capitaine Voyron.
  • 14e Sous-lieutenant Le Gouais.
  • 15e Lieutenant Bayonne.
  • 16e Capitaine Branca.
  • 17e Lieutenant Poulain.

Les prix ont été remis aux concurrents par M. Henry Paté.

Ce raid a bien réussi, grâce à l'énergie des hommes et des chevaux, et aussi à l'observation d'une stricte discipline de route imposée par l'autorité militaire, malgré une arrivée dans un terrain par trop sablonneux et trop profond, le spectacle de l'arrivée en a souffert. Mais on peut regretter que l'article 13 du règlement de l'épreuve autorise les concurrents « à descendre de cheval, à marcher ou à courir en tenant eux-mêmes leurs chevaux par la bride ». Comme, les concurrents ont largement usé de cette latitude, ce n'est plus un raid hippique, mais plutôt une épreuve d'endurance hippo-pédestre, qui, au point de vue « cheval », ne nous apprend rien.

N'oublions pas, en effet, que, dans tous les sports, on s'attaque aux records et que l'on cherche toujours à faire mieux.

Pourquoi, seul, le sport hippique marque-t-il le pas? L'Etat craint-il de perdre un ou deux chevaux, soit une dizaine de mille francs? Ce n'est pas possible. Il interdirait alors aux aviateurs de voler, sous prétexte qu'un avion brisé est une perte de 200.000 francs et plus, On ne fait pas d'omelettes sans casser des œufs. En équitation, c'est la même chose: on admet qu'un cheval se tue en concours hippique, en courses, à la chasse; mais, on redoute la casse en raids! On mésestime vraiment nos officiers si on ne leur accorde pas la conscience d'arrêter un cheval fatigué, Donc, continuons ces épreuves indispensables pour entretenir l'émulation de nos officiers et leur donner ces leçons d'énergie et de persévérance dans la lutte qui trempent l'âme.

Mais, ayons un peu plus d'imagination et de variété dans la conception et efforçons-nous, quand nous produisons un effort de ce genre, d'atteindre un but, de démontrer une possibilité, de découvrir une nouveauté. Notre cavalerie a besoin de stimulants : qu'on ne les lui ménage pas. Pensons à la leçon d'Amsterdam !

Commandant G. H. MARCHAL


Le lieutenant Delpeyrou au pesage

Source : Le Sport Universel Illustré, 10/1928




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