Lu pour vous : Compiègne 2014

Nous avons la chance d’organiser en France un certain nombre d’événements de dimension internationale dans la plupart des disciplines équestres.



Si le mondial des jeunes chevaux de CSO semble durablement installé au Haras de Zangersheide en Belgique, la France conserve le mondial des jeunes chevaux de CCE au Lion d’Angers.

Pour ce qui concerne l’endurance, le mondial des jeunes chevaux  de 7 & 8 ans – longtemps organisé à Compiègne – est devenu ‘’tournant’’ et sa localisation est fonction du budget qu’est capable de mobiliser le pays candidat à son organisation.

Cette année, et pour la première fois depuis plus de vingt ans,  ont été organisées à Lyon, à la fois les finales FEI de la Coupe du Monde de Dressage et  de Jumping.

Nous avons aussi – entre autres - un CSIO à la Baule et un CEIO à Compiègne, lesquels dans deux disciplines bénéficiant d’une médiatisation et d’une notoriété différentes honorent notre pays et font la preuve de sa reconnaissance dans le cercle des grandes nations équestres.

Maintenant, imaginez que lors du CEIO de la Baule, le groom d’un cavalier appartenant à une fédération étrangère agresse verbalement et physiquement un des stewards qui lui rappelait un point du règlement et  lui balance un seau d’eau à la figure. Le cavalier en question aurait très certainement écopé d’un carton jaune, aurait été exclu de la compétition et un rapport circonstancié aurait été transmis par la FFE à la FEI qui aurait immédiatement pris les sanctions qui s’imposent à l’encontre du contrevenant. La fédération nationale du cavalier indélicat aurait confirmé (voire durci) la sanction, faisant ainsi la preuve de son attachement au respect des règlements et au fair-play dont doivent faire preuve en toute circonstance les acteurs de la discipline.

Imaginer de tels agissements relève de la pure fiction dans la discipline du CSO et à ce niveau de compétition, nous sommes tous bien d’accord. Pourtant c’est exactement ce qui s’est passé ce WE à Compiègne où tant le comité d’organisation que le jury mis en place ont fait la preuve de leur incompétence et de leur incapacité à faire respecter les plus élémentaires principes du règlement.



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  Posté : 30-05-2014 21:13

pourriez vous signer ce message ???

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  Posté : 30-05-2014 21:14

Pourriez vous donner plus de prcisions ,,,???

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henry
2  

henry
  Posté : 12-06-2014 12:09

Tout semblait pourtant se prsenter dans de bonnes conditions, un site et des installations superbes, une organisation ayant fait ses preuves, un trs beau groupe de chevaux de haut niveau, un jury et une quipe de vtrinaires aguerris ces preuves
Beaucoup de propos qui nous semblent htifs, dsordonns et mal informs ont dj t exprims par les uns et les autres sur ces journes de comptition. En tant que vtrinaires officiels, nous devons expliquer nos sentiments sur ces vnements si nous voulons continuer participer sereinement lendurance questre du 21me sicle.
Ainsi, nous avons vu une vague dferlante de chevaux lancs toute allure sur les parcours difficiles mais roulants des deux CEIs. Linscription tardive de nombreux concurrents avait entrain un sous effectif de juges, de vtrinaires et surtout de commissaires aguerris que cela soit dans les aires de grooming ou tout le long du parcours. Les quipes juges et vtrinaires ont bien organis cet afflux pour permettre des jugements justes, mais ceux ci ont constamment travaill sous la pression de certains concurrents dont la tricherie et la contestation des jugements est un mode de fonctionnement. Ensuite lquipe traitante a eu grer de trop nombreux chevaux, limins pour raison mtabolique avec des frquences cardiaques leves et des tats de dshydratation surprenants compte tenu des conditions climatiques clmentes du week end.
Notre analyse des causes est la suivante : lendurance pratique dans certains pays du groupe 7 na plus rien voir avec lesprit originel du sport. On ne fait plus la course du cheval en restant lcoute et en tachant de raliser la performance maximale que peut donner sa monture, mais une endurance tout fond dont seuls les meilleurs ce jour l supportent cet effort violent. Ce comportement fait que le rglement et le concept de vetgate ne semble plus adapt pour assurer la scurit des chevaux. La vigilance des vtrinaires du jury a cependant permis darrter temps ces chevaux fatigus ayant couru vive allure. Le travail laborieux et attentif des vtrinaires traitants a permis de traiter correctement un nombre important de chevaux au sein de son hpital.
La majeure partie des chevaux traits ont vite rcupr grce aussi aux soins attentifs de leur cavalier et de leur quipe dassistance. Quelques-uns, pousss trop loin sans doute, ont requis des traitements plus longs et intensifs, et parmi eux une jument prsentant un syndrome neurologique son arrive au vetgate, na pu tre sauve malgr des soins prcoces trs rapprochs.
Malgr la tristesse et la tension qui entoure toujours la mort dun cheval, ce nest pas en raction cet vnement tragique que nous prenons la plume aujourdhui. Notre amour et notre respect du cheval, notre got du sport dendurance ainsi que notre profonde conviction dtre un des garants majeurs du bien-tre du cheval, nous pousse exprimer notre proccupation devant certains dbordements que nous navions pas eu dplorer de faon significative jusque l dans lendurance europenne.
Si certains se souviennent que lendurance avait connu dans ses premires annes des accidents et quelques mortalits, sans doute vitables, les trs nombreux contrles vtrinaires effectus aux vetgates et affins au fil dtudes menes par notre profession, ainsi que le suivi attentionn de cavaliers et dquipes bien informs, ont permis de concourir dans de bonnes conditions de scurit tout au moins dans le paysage europen de lendurance questre.
La responsabilit de la sant et du bien-tre des chevaux dendurance en course ne repose pas que sur le vtrinaire, le juge et le rglement bien que celui-ci soit perfectible dans son contenu et surtout dans son application. Ainsi, il est impossible pour nous de savoir si le cheval a reu une ration adapte, sil a reu lentrainement rgulier et ncessaire compatible avec le niveau de lpreuve, sil sest abreuv correctement au vetgate ou au point dassistance ou sil a montr des signes de fatigue, de la diarrhe ou dautres anomalies plus subtiles. Cest toujours le cavalier et son quipe qui doivent connaitre le cheval et tre totalement lcoute. Dans le cas inverse, on risque de demander trop et daller jusquau point de rupture. Ainsi, les participants doivent prendre la mesure de leur responsabilit en cas de dbordements et en assumer les consquences.
Le contexte de professionnalisation du mtier de cavalier et lapparition rcente de jockeys venant monter un cheval dont ils ne maitrisent ni lentrainement ni la conduite de lalimentation sans parler des recettes plus ou moins avouables de certaine curies, nest pas favorable lcoute mutuelle indispensable en endurance. Cette pratique de monter un cheval au pied lev, si elle est courante dans les courses de galop est nuisible en endurance. Rien ne remplace lcoute du cheval mme quand on ne le connait pas. La fatigue se sent et force le cavalier ragir. L quipe dassistance en guette les signes et doit les reconnaitre quelque soient les chevaux, mme si cette dtection peut tre dlicate.
Dans ce contexte, les praticiens et les scientifiques que nous sommes se trouvent galement confronts une situation qui complique normment lvaluation mtabolique et locomotrice des chevaux en course : le dveloppement des techniques de dopage permet malheureusement de perturber de faon marque les indices classiques de fatigue qui nous alertent, tant et si bien que ces pratiques antisportives vont permettre des chevaux fatigus de se prsenter au vetgate avec des examens apparemment bons mme pour le vtrinaire le plus aguerri qui doit juger dans un temps minimal sur un petit nombre de critres cliniques.
Les contrles vtrinaires tels quils ont t conus lorigine supposaient une parfaite coopration entre un cavalier / entraineur qui connaissait parfaitement son cheval et un vtrinaire qui apportait un oeil extrieur et scientifique sur ltat de fatigue du cheval. Or nous avons maintenant faire certains cavaliers qui ne connaissent pas leurs montures, ne les respectent souvent pas et dont la tricherie, la dissimulation et le mensonge sont un mode de fonctionnement. Dans ces conditions lendurance dite moderne nassure plus la scurit des chevaux et nous, vtrinaires de terrain, dplorons cet tat de fait et la totale inefficacit ou le manque de volont relle de la FEI de rgler ce problme.
Ces chevaux sont mis en grave danger par ces pratiques qui constituent une triche inacceptable pour nous jury, comme pour tout participant ces courses qui les dplore et que cette situation rend cynique sur le sport. Elles vont totalement lencontre de lesprit sportif et doivent tre combattues avec pugnacit. Malheureusement, la complexit de la dtection de certaines substances et son cot rendent cette prvention difficile. Il ne faut pas pour autant tre dfaitistes ni surtout laisser le champ libre ceux qui sont responsables de mettre en danger ces chevaux gnreux et exceptionnels, juste pour leur orgueil personnel.
La surveillance lentrainement et surtout pendant la course est galement trs complexe compte tenu de la grande difficult de trouver suffisamment de juges, forms selon le cursus de la FEI, comptents et faisant preuve dautorit, incorruptibles et de surcroit bnvoles.
Des tmoins extrieurs au monde de lendurance ( LFPC, AVEF, .) sont alors souhaitables car ils viennent donner du recul et de lobjectivit des situations dabus qui pourront tre ainsi mieux contrles ou prvenues
En conclusion, conscients du rle moteur que les vtrinaires ont pour prserver le bien-tre du cheval dendurance questre, nous en appelons aussi aux autres acteurs du monde du cheval pour nous aider dans cette tche : aux cavaliers pour leur vigilance mener leur cheval dans le respect de lthique, aux acteurs de la protection animale pour tre les tmoins attentifs des comptitions, et aux instances nationales et internationales pour garantir lapplication de mesures fortes de prvention des abus, en particulier concernant le dopage.
Nous avons conscience quaucun de nous ne peut parvenir seul sauvegarder le sport dune dfaillance thique que nous avons pu rcemment ressentir, et ce nest quen resserrant nos pratiques, que nous pourrons continuer pratiquer dans le respect du cheval. Pour nous acteurs europens de ce sport, il faut bien sr ne pas faire de compromis au sein de notre zone, mais il faut aussi avoir le courage de sengager clairement dans des zones o la pratique de lendurance subit des drives condamnables."
Dr. Vet. Christophe Pelissier, Dr. Vet. Pierre Romantzoff, Dr. Vet. Antoine Seguin, Dr. Jean-Louis Leclerc , Dr. Vet. Agns Benamou-Smith


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  Posté : 13-06-2014 13:32

Je salue ce message plein de dsespoir et d'esprance.
Mais part des ractions tranches des cavaliers "normaux"
- qui font aussi parfois de graves fautes, car une compet est une compet, c'est humain,mais qui ne sont pas ancrs dans le mensonge et la tricherie comme ligne de conduite!!
et de tous les autres acteurs autour de notre discipline,
il n'y a pas de changement esprer!

La seule solution, et les Belges y ont dj pens!!!, c'est d'organiser les compet en excluant les fauteurs de troubles, on les connait, les cavaliers des grands bacs sable.

Mais les enjeux financiers sont trop hauts................
Quoique..............

et je signe: Veronique LE DIMNA


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